Un modèle d’inclusion qui change le regard

Crédit : Manon Bussard
Créé en 2017 par Yann Bucaille-Lanrezac, Café Joyeux bouscule les codes de l’emploi et du handicap en France. Sa mission : former et professionnaliser des personnes porteuses de trisomie 21 ou de troubles cognitifs. Non pas par charité, mais pour promouvoir l’inclusion.
Café Joyeux est né avec une idée simple et révolutionnaire : l’inclusion ne doit pas être un mot, elle doit être un acte. Dans ses cafés-restaurants, implantés dans plusieurs grandes villes françaises mais aussi à l’international, les “équipiers joyeux” travaillent en salle, préparent les commandes, accueillent les clients, servent et participent pleinement à l’activité. Tous sont salariés en CDI. Ce détail semble administratif, mais il change absolument tout : il reconnaît officiellement la valeur de leur travail.
La force de Café Joyeux est justement d’avoir fait de l’inclusion un modèle viable, concret, rentable et visible. On ne vient pas “pour faire une bonne action”. On vient pour boire un café, déjeuner, travailler, exactement comme ailleurs. Et, petit à petit, un à un, les préjugés tombent. Les regards évoluent. Le handicap n’est plus relégué à une exception, mais replacé au centre de la vie sociale.
Ce projet montre qu’un autre modèle économique est possible : un modèle où l’inclusion n’est pas périphérique, mais structurelle. Café Joyeux inspire aujourd’hui entreprises, institutions, écoles et associations. Sa réussite prouve qu’investir dans la différence est une richesse, pas un risque. Et que la société n’a pas besoin d’être “plus performante” pour être plus humaine : elle doit juste être plus ouverte.
Manon Bussard, Maé Curt, Victoire Pralain


Crédit : Maé Curt

Crédit : Victoire Pralain

Crédit : Victoire Pralain
Joyeux témoignage
Café joyeux
31 rue Sainte-Colombe
33000 Bordeaux
